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Des francs-maçons à Aniche ?

Publié le par MG

Vue aérienne de l'ancien site Saint-Hyacinthe et de l'actuelle rue des Frères Fache à Aniche avec, cernée de rouge un bâtiment ayant abrité une loge maçonnique entre 1998 et 2005..

Vue aérienne de l'ancien site Saint-Hyacinthe et de l'actuelle rue des Frères Fache à Aniche avec, cernée de rouge un bâtiment ayant abrité une loge maçonnique entre 1998 et 2005..

L'histoire industrielle de la ville d'Aniche peut se lire au travers du prisme de la franc-maçonnerie. En effet, dès le milieu du XIXe siècle, l'on recensait déjà quelques Frères tant dans la corporation des verriers que celle des brasseurs1. Puis, lorsque le mensuel La Voix des Verriers fut rédigé dans la Maison du Peuple - ancienne appellation de l'Idéal Cinéma situé rue de la Pyramide2 -, Charles Delzant, secrétaire de la Fédération des Verriers, soulignait clairement « l'influence néfaste » (1910) de la franc-maçonnerie sur les mouvements syndicalistes du Nord et sur le parti socialiste. Il est vrai qu'à l'époque, nombre de militants ouvriers de la région et d'Aniche étaient franc-maçonnisés.

 

Malheureusement, la franc-maçonnerie reste une association spéculative et ésotérique qui multiplie discrètement voire secrètement les obédiences, les loges et les rites. Il n'est donc pas aisé de connaître précisément sa présence et son rôle même dans la capitale française du verre3. Cependant, quelques documents attestent de la construction d'une de ses loges à Aniche en 19884. En effet, dans l'un des bâtiments de l'ancienne gare Saint-Hyacinthe, de gros travaux de rénovation sont entrepris par la famille Ottaviani5 pour accueillir une structure siglée « R. L.» (Respectable Loge). Là, face à l'immeuble cossu du 45 rue des Frères Fache appartenant à Jeannine Marquaille6, un chantier de réhabilitation d'une propriété dont l'origine remonte à 1864 se déploie de 1988 à 1998.

 

A l'intérieur de ce bâtiment à trois niveaux, de 26 mètres de long sur 11 mètres de large, des équipes spécialisées s'affairent pour remettre de l'ordre. La décoration murale est confiée à l'artiste Georges Hugot7 (1922-2000) à qui la commune d'Aniche doit le Monument du Verre et du Charbon (1963) récemment déplacé sur un espace vert de la rue Patoux en raison du prochain passage du bus à haut niveau de service rue Barbusse. Hugot y peint de grandes vues antiquisantes au travers de colonnes en trompe-l'oeil cannelées ornées d'une sorte de tore en guise de tailloir. Le peintre modifie ainsi l'architectonique et mélange les styles.

 

Une carte de menu nous révèle la date de consécration de la « R. L. Les Trois Colonnes des Hauts de France » le 26 novembre 1998 sur laquelle sont esquissées des symboles et les trois ordres sculpturaux, à savoir le dorique, l'ionique et le corinthien. Mieux encore, cette carte nous apprend la dépendance de la « R. L. » à la GLNF. Cette Grande Loge Nationale Française n'est autre qu'une obédience maçonnique fondée en 1913, différente cependant de la Grande Loge de France puisque appartenant à la Grande Loge unie d'Angleterre. Pour en faire partie, il faut être chrétien ou accepter le caractère chrétien. L'accueil fraternel du 26 novembre 1998 se terminera par la dégustation d'une pâtisserie réalisée par l'artisan Déramaux, lui aussi franc-maçon, dont la Maison éponyme sise rue Barbusse est connue dans le Douaisis.

 

Les activités de la « R. L. Les Trois Colonnes des Hauts de France » cessent en ce lieu en 2005. Le bâtiment ainsi que le terrain qui servait de jardin et de parking pour une quarantaine de voitures sont vendus par M. Romain Walocha fils le 16 mars 2007 à la commune d'Aniche qui le revendra à son tour. Certains éléments du mobilier sont dispersés. Le fauteuil du Vénérable Maître est, par exemple, placé par le Père Joseph Nurchi dans le choeur de l'église Saint-Martin d'Aniche. Sur la partie supérieure du dossier, la représentation de l'oeil de la Providence, symbole de la Franc-maçonnerie depuis 1797,  redevient celui de Dieu surveillant l'Humanité.

 

Aujourd'hui, le site de la rue des Frères Fache appartient au cabinet ECOBRA spécialisé dans l'expertise comptable, l'audit financier, le contrôle de gestion et le secteur public qui a souhaité réunir ses deux adresses anichoises. Faut-il voir également dans le nom de ce cabinet le rappel d'un des emblèmes de la franc-maçonnerie ? L'histoire est à suivre...

 

1. Dans l'ouvrage de Roland Allender et Michel Rousseau, Les Francs-Maçons dans la Loge et la Cité, Orient de Douai 1743-1946, publié en 1996, on peut lire ceci : "Depuis une dizaine d'années [fin des années 1880], il existe dans l'arrondissement de Douai des Francs-Maçons initiés dans des Ateliers maçonniques de la région, principalement à « La Fidélité » de Lille (sept Frères) et à « La Parfaite Union » de Valenciennes (cinq Frères), ainsi que cinq Frères qui ont reçu la Lumière dans divers autres Orients : Calais, Dunkerque, Roubaix et le Cateau. Ces Frères constatent à la fois le vide géographico-maçonnique qui existe entre Lille et Valenciennes et la difficulté de fréquenter leurs Ateliers respectifs en un temps où les moyens de transport étaient encore lents et coûteux. Douai, nœud ferroviaire, drainerait tout naturellement les régions d'Aniche-Somain, Douai et Lens, aussi prennent-ils contact fin 1895-début 1896 pour envisager une réouverture dans le Douaisis. […]

Deux lieux d'implantation sont possibles, Douai ou Aniche : six Frères habitent Aniche, un à Somain, un à Escaudain, quatre à Douai, un à Auby, un à Arleux, un à Montigny-en-Ostrevent et deux sont davantage éloignés de Douai. A une voix de majorité, Douai est retenu comme Orient. Le titre distinctif « Le Réveil » fut fréféré à celui de la vieille « Parfaite Union » parce qu'il marquait une rupture avec le passé, la fin d'une longue période de sommeil et la foi dans un nouveau destin de la Franc-Maçonnerie douaisienne. […]

Le 12 avril 1896, le Très Respectable Frère Bernard Wellhoff (1855-1933), receveur municipal de Lille, initié en 1885 à la Loge « La Fidélité » de Lille et membre du Conseil fédéral de la G.L.D.F. [Grande Loge de France], assisté des Conseillers fédéraux Tourneur, Edouard Delesalle et Quillard, procède à « l'allumage des feux » de la Loge « Le Réveil » à l'Orient de Douai et à l'installation de son collège des Officiers dignitaires élu le 3 avril : le Vénérable Maître Paul Pillault négociant à Auby, le Premier Surveillant Napoléon Delplanque, entrepreneur à Douai, le Second Surveillant Devraigne, professeur à l'Ecole d'Agriculture de Wagnonville, l'Orateur Juvénal Desmaretz et le Secrétaire Léon Dehaut, tous deux professeurs au Lycée, le Trésorier Louis Brizzolara, négociant à Somain, l'Expert Paul Quévy, verrier à Aniche, l'Hospitalier Charles Fassiaux, brasseur à Aniche, le Maître des Cérémonies Louis Goffin, directeur de verrerie à Aniche, l'Architecte-Maître des banquets, Jacques Goichon, percepteur à Arleux et le Couvreur Elie Vallez, professeur à l'Ecole d'Agriculture de Wagnonville.

Les autres Frères fondateurs sont Louis Godon et Achille Saintobert, verriers à Aniche, François Debruille, entrepreneur à Montigny-en-Ostrevent, Georges Fassiaux, brasseur à Aniche, Henri Guidez, commerçant à Dourges et Louis Lepercq-Saint-Léger, receveur-buraliste à Escaudain. […]

Etre Franc-Maçon avant 1914 représentait un sacrifice financier que peu de gens de condition modeste pouvaient supporter. […]

Les agriculteurs ont toujours été peu nombreux, même dans l'ancienne « Parfaite Union ». Un seul, le F. Parmentier, est initié au « Réveil » en 1910, encore était-il à cette date négociant en vins à Aniche et sa vocation agricole lui viendra après la guerre. […]

Le monde du travail, est bien représenté. […] Il en est de même pour les ouvriers (10 % des effectifs). Si l'on trouve un mineur de Waziers, probablement syndicaliste, les autres sont des ouvriers professionnels de haute qualification et à salaire élevé : 2 tourneurs sur métaux, un mécanicien-constructeur et 6 verriers d'Aniche, ce qui ne manquerait pas de surprendre si l'on ignorait que le métier de verrier était une profession hautement qualifiée, presque artistique, « Métier de verrier, métier de seigneur » disait-on alors et les salaires des souffleurs de verre et des maîtres-verriers étaient fort confortables. Cette entrée en Loge d'ouvriers, déjà constatée en 1845, se confirme donc. […]

La région Aniche-Somain fournit un gros contingent de Frères : 23 à Aniche et 9 à Somain. Cette région offre en effet une bonne possibilité de recrutement dans un milieu laïque et éclairé et de bonnes communications par chemin de fer et tramway électrique avec Douai. […]

Il est manifeste que la présence d'un noyau de Frères dans une ville amène souvent un recrutement plus intense et ceci est vrai pour Aniche, où 7 Frères fondateurs en amènent 11 autres […].

Les Francs-Maçons, exception faite de l'intermède de 1891, sont toujours présents dans les conseils municipaux de Douai : quatre en 1896, deux en 1900, sept en 1904 et en 1908 et huit en 1912. Ils sont également présents dans les conseils communaux à Aniche avec le maire Adolphe Bastin et quatre conseillers, Tellier, Quévy, Saintobert et Goffin […]."

2. En août 1888, le Conseil municipal décrète que la voie qui contourne l'église Saint-Martin portera le nom de "rue de la Pyramide" en référence au monument en forme pyramidale commémorant les victimes de la guerre de 1870 érigé sur le square de cette courte rue. Ce nom symbolique sera remplacé par celui d'Emile Wambrouck le 7 avril 1952.

3. A titre anecdotique, l'on sait que Victor Bastin, quinzième maire d'Aniche de 1889 à 1900 était un franc-maçon notoire.

4. Romain Walocha (1928-2009), issu d'une famille de mineurs, industriel fondateur de la CARMI Métaux à Aniche et de Nord Entretien à Denain, franc-maçon chargé d'accueillir les novices en leur imposant de traverser les yeux bandés des espaces semés d'embuches, rachète aux houillières la gare des mines Saint Hyacinthe dans le but de créer un temple maçonnique à Aniche et de tirer quelques profits supplémentaires. Chrétien comme tous les Frères de la GLNF, ses funérailles célébrées en l'église Saint-Martin à Aniche le 12 août 2009, sont annoncées par cette citation : "Nul ne connaît ni le jour, ni l'heure, ô, Grand Architecte de l'Univers que ta volonté soit faite".

5. Luc Ottaviani, fils d'industriel, Frère de la GLNF, relayera son père pour les travaux de rénovation de l'ancienne gare Saint-Hyacinthe à Aniche.

6. Jeannine Marquaille, née le 3 avril 1945, est adhérente du Parti socialiste depuis 1980, conseillère municipale d'Aniche en 1989, adjointe à l’urbanisme et au cadre de vie en 2001, conseillère régionale en 1998, vice présidente du Conseil régional en 2001 en charge des transports et des infrastructures. Après 25 années de mandats, elle se retire de la vie politique en fin 2014.

7. Georges Hugot est né le 4 septembre 1922 de parents boulangers à Orchies. Après la Première Guerre mondiale, ces derniers décidèrent de s’établir à Aniche. Georges est scolarisé à Basuyaux. Passionné par le dessin, il passe un concours à l’école des Beaux-Arts à Douai où il est reçu premier, cela lui permet de partir en 1942 à Paris. La guerre est là et il doit répondre au service du travail obligatoire. En 43/44, il travaille pour les Houillères Nationales à Paris. En 1949, il part à Bordeaux comme journaliste à la « Nouvelle République » pendant quatre ans. Caricaturiste, il y croque des portraits de célébrités comme Jean Marais. De retour à Aniche, il se marie en 1955 avec Juliette Rompteau qui lui donnera cinq enfants. C’est dans le grenier de leur maison au boulevard Drion qu’il installe son atelier. Il y réalisera entre autres de nombreuses affiches de sécurité pour le compte des Houillères. En 1961, il devient professeur à l’école des Beaux-Arts de Douai où il fait sa carrière. De nombreux élèves passent par ses mains, notamment René Adelmant et son épouse. Il donne des cours de dessin à Caudry, il est aussi professeur au lycée Technique de Lens. Peintre, il organise des expositions dans la région. Ses premières armes de sculpteur se font à Valenciennes. Il laissera notamment à Aniche, le buste de l’ancien maire Jules Domisse, la statue de l’école Wartel et le monument du travail créé en 1963. Adjoint au maire d'Aniche de 1983 à 1995, il a lancé et développé la politique culturelle dans la commune. On lui doit la reconstruction du cinéma « Idéal », dénommé L'Idéal Cinéma-Jacques Tati en 1995. Il meurt en 2000 à Aniche.

 

Texte : MG – 05 mai 2015. Sauf mention contraire, les documents iconiques proviennent de la Société d'Histoire locale d'Aniche et du site www.ecobra.fr

 

L'artiste Georges Hugot réalisant vers 1996 une fresque à l'intérieur du bâtiment situé sur l'ancien site Saint-Hyacinthe à Aniche.

L'artiste Georges Hugot réalisant vers 1996 une fresque à l'intérieur du bâtiment situé sur l'ancien site Saint-Hyacinthe à Aniche.

Retranscription numérique de la fresque réalisée par Georges Hugot en 1996 à l'intérieur du bâtiment situé sur l'ancien site Saint-Hyacinthe.

Retranscription numérique de la fresque réalisée par Georges Hugot en 1996 à l'intérieur du bâtiment situé sur l'ancien site Saint-Hyacinthe.

Travaux à l'intérieur du bâtiment du site Saint-Hyacinte devenant le "local des compagnons", rue de l'Union à Aniche - Photos : Romain Walocha, 1996.
Travaux à l'intérieur du bâtiment du site Saint-Hyacinte devenant le "local des compagnons", rue de l'Union à Aniche - Photos : Romain Walocha, 1996.Travaux à l'intérieur du bâtiment du site Saint-Hyacinte devenant le "local des compagnons", rue de l'Union à Aniche - Photos : Romain Walocha, 1996.Travaux à l'intérieur du bâtiment du site Saint-Hyacinte devenant le "local des compagnons", rue de l'Union à Aniche - Photos : Romain Walocha, 1996.
Travaux à l'intérieur du bâtiment du site Saint-Hyacinte devenant le "local des compagnons", rue de l'Union à Aniche - Photos : Romain Walocha, 1996.Travaux à l'intérieur du bâtiment du site Saint-Hyacinte devenant le "local des compagnons", rue de l'Union à Aniche - Photos : Romain Walocha, 1996.Travaux à l'intérieur du bâtiment du site Saint-Hyacinte devenant le "local des compagnons", rue de l'Union à Aniche - Photos : Romain Walocha, 1996.
Travaux à l'intérieur du bâtiment du site Saint-Hyacinte devenant le "local des compagnons", rue de l'Union à Aniche - Photos : Romain Walocha, 1996.Travaux à l'intérieur du bâtiment du site Saint-Hyacinte devenant le "local des compagnons", rue de l'Union à Aniche - Photos : Romain Walocha, 1996.Travaux à l'intérieur du bâtiment du site Saint-Hyacinte devenant le "local des compagnons", rue de l'Union à Aniche - Photos : Romain Walocha, 1996.

Travaux à l'intérieur du bâtiment du site Saint-Hyacinte devenant le "local des compagnons", rue de l'Union à Aniche - Photos : Romain Walocha, 1996.

Le bâtiment du site Saint-Hyacinthe à Aniche rénové en 1998.

Le bâtiment du site Saint-Hyacinthe à Aniche rénové en 1998.

La salle de réception pour l'accueil fraternel, le 26 novembre 1998.

La salle de réception pour l'accueil fraternel, le 26 novembre 1998.

La salle de réception pour l'accueil fraternel, date non connue.

La salle de réception pour l'accueil fraternel, date non connue.

Intérieur de la carte du menu de la consécration de la  « R. L. Les Trois Colonnes des Hauts de France » le 26 novembre 1998.

Intérieur de la carte du menu de la consécration de la « R. L. Les Trois Colonnes des Hauts de France » le 26 novembre 1998.

Première et quatrième page de la carte du menu de la consécration de la  « R. L. Les Trois Colonnes des Hauts de France » le 26 novembre 1998.

Première et quatrième page de la carte du menu de la consécration de la « R. L. Les Trois Colonnes des Hauts de France » le 26 novembre 1998.

A l'intérieur de la loge maçonnique d'Aniche - Photos : Guy Dargelly, années 2010.
A l'intérieur de la loge maçonnique d'Aniche - Photos : Guy Dargelly, années 2010.
A l'intérieur de la loge maçonnique d'Aniche - Photos : Guy Dargelly, années 2010.

A l'intérieur de la loge maçonnique d'Aniche - Photos : Guy Dargelly, années 2010.

Détail symbolique du dossier de l'ancien fauteuil du Vénérable Maître de la "R. L. Les Trois Colonnes des Hauts de France" se trouvant aujourd'hui dans le choeur de l'église Saint-Martin d'Aniche. Photo : MG - 28 juillet 2015.

Détail symbolique du dossier de l'ancien fauteuil du Vénérable Maître de la "R. L. Les Trois Colonnes des Hauts de France" se trouvant aujourd'hui dans le choeur de l'église Saint-Martin d'Aniche. Photo : MG - 28 juillet 2015.

Le Cabinet ECOBRA, 4B rue des frères Fache à Aniche.

Le Cabinet ECOBRA, 4B rue des frères Fache à Aniche.

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Lagache 05/12/2015 11:05

J'ai été le 1er Vénérable installé à Aniche, dans la 1ère Loge qui a été constituée sous le nom "Le Chevalet de Saint Hyacinthe" et je tiens à votre disposition des documents qui pourraient compléter votre intéressante étude. Les Hauts de France a été consacrée en deuxième temps. Ces deux Loges existent toujours, mais ont été redéployées sur Valenciennes après le décès de Romain et la vente du bâtiment. (dommage !)

MG 13/12/2015 00:11

D'emblée je vous remercie de l'intérêt que vous avez porté à ce début de recherche et de l'opportunité que vous m'offrez. Je vous contacterai prochainement. Cordialement.

Bernard 05/05/2015 16:29

Vos articles sont toujours très instructifs. Merci beaucoup pour votre travail.