Alors que tu t'endors et que la nuit s'empare déjà de tes déboires, la tourmente arrive d'ailleurs. C'est le vent qui la ramène de loin et lui souffle le pire.

Sur la plus haute branche du figuier, la mésange s'est métamorphosée. Elle traverse maintenant sans bruit l'espace sans lumière. La bise ne l'empêchera pas de filer : elle est le vampire.

J'écoute à présent le vent me dire. Il veut tout maudire sur son passage. Mais il ne restera. Il se peut même qu'il s'en retournera. Personne n'a mot dire sur le sujet.

Alors que tu dors depuis si longtemps, j'ose enfin venir. Tout est transformé. 
Alors que ton corps n'attend, j'entends encore le murmure de la ville, en bas, rasée.

M. G. Juillet 2008.



































Par MG - Publié dans : Textes poétiques - Communauté : L'acte d'écrire
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  • m.grabarczyk
  • : 13/09/2008
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  • m.grabarczyk
  • : Lille
  • : Ancien animateur-conférencier au sein d'institutions muséales, j'enseigne aujourd'hui les lettres-histoire en lycée professionnel et suis historien de l'art spécialisé dans le dessin moderne et contemporain.

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