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La beauté vue par un spécialiste

Publié le par MG

Documents élèves
source : Beaux-Arts magazine n°300, juin 2009.

 

Veuillez cliquer sur les documents pour les agrandir.

 

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MG 07 Octobre 2009

Lire également la séance d'ouverture de la séquence "Qu'est-ce que la beauté ?"




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MG 09/10/2009 21:13


Tu as entièrement raison Nadège... Les canons esthétiques (qu'ils soient de l'époque de Chardin ou non) ont déjà fait l'objet dune séance avec les élèves. Dans ce cours "La beauté vue par un
spécialiste", il m'importe de montrer deux manières différentes de bâtir une appréciation esthétique (chez Rosenberg, c'est la description ; chez Blistène, l'argumentation d'autorité). Le
rapprochement que je propose ici n'est pas anodin : tu l'expliques d'ailleurs très bien mais, un prof doit savoir faire des choix dans ses contenus de cours et diversifier ses objectifs dans le but
de former ses élèves. Peut-être que certains de mes élèves auront été sensibles à ce rapprochement.
A bientôt, ici ou ailleurs.


nadège 09/10/2009 21:01



Salut M,
je donnerais un avis de plasticienne sur ces deux œuvres que tu présentes ici. Car je trouve qu'elles ont des points en commun. Finalement fabriquer une image et peu importe les époques et les
règles se repose sur l'organisation des espaces, la création de rapport entre des éléments, figuratifs ou non et cela passe par le choix de formes et de couleurs. Le travail de l'artiste est une
recherche sur ces organisations et les émotions qui en découlent. Siméon Chardin applique des règles précises et l'on peut deviner la construction : Le vert de la queue de l'orange renvoie à
celui du bocal d'olives, lui sert de tremplin et marque la diagonale de gauche à droite. Ces touches de vert se détachent d'autant que la teinte dominante du tableau correspond à sa couleur
complémentaire (orangé-rouge). Il est fort probable également que les deux verres et la bouteille d'olives se situent dans la section dorée. C'est donc une construction basée sur la mesure ou
interviennent des nombres et des calculs si chers aux grecs. Ces derniers ne cherchaient-ils pas à créer un rapport harmonieux entre les parties et le tout (dans la sculpture par ex.). La beauté
équivalait à de justes proportions et à la recherche de symétrie. Le laid naissait d'un quelque chose en moins ou d'un quelque chose en trop, d'un déséquilibre. Les artistes modernes ont proposé
autant de règles du beau qu'il y a d'individus et du beau sans calculs. Pour les contemporains, le beau disparaît même des critères de sélection. Et pourtant, en regardant de plus près la toile
de Twombly , les surfaces se répondent, ici aussi la zone verte répond agréablement aux petites touches de rouges réparties sur la toile, le sujet n'est plus le même mais l'organisation est
toujours présente. Peut-être souhaite-t'il montrer qu'une œuvre dont l'ensemble est cohérent en reste belle même lorsque l'on y intègre du laid.






DELPORTE 09/10/2009 09:13


Le Jazz est l'élégance du blues, amitié, bertrand