Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le personnage du vampire : de Vlad Tepes à Edward Cullen

Publié le par MG

VAMPIRE 1
(pour une meilleure lecture, veuillez cliquer sur les pages)

VAMPIRE 2VAMPIRE 3

VAMPIRE 4VAMPIRE 5
MG - 22 janvier 2010.


Lire aussi :
- C'est quoi un héros ?
- Du héros mythologique au héros médiatique.





Commenter cet article

MG 08/03/2010 21:15


Merci Gabriella pour votre commentaire que je découvre à l'instant.
Ne soyez pas surprise de ne pouvoir vous relire après avoir déposé une remarque : je modère les commentaires des internautes. A l'heure où vous avez posté le votre, j'étais en cours.
Bonne soirée et à bientôt.


Gabriela 08/03/2010 16:44


J' ai mis un commentaire mais je ne le vois pas.
Bueno... encore une fois...
J' aimerais aussi assister a tes cours. J' aime ta modalité de présentación bien que je ne suis pas une passionnée de ce thème.
Les jeunes ont besoin de tels professeurs qui leurs montrent non seulement l' histoire mais aussi l' art de la comunicación, la tolerance, l' échange de opinions, le respect pour autres points de
vue.
Un peu lugubre le château de Dracula... je l' ai visité.
Salut!


Gabriela 08/03/2010 13:34


Et moi, aussi, j' aimerai assister a tes cours, bien que je ne suis pas une passionnée de ce thème. Tu as une manière très interessante de présentation. Les enfants d' aujourd' hui ont beaucoup de
besoin de tels professeurs qui leurs montrent non seulement l' histoire mais aussi la communication humaine, qui ... malheureusement souffre assez...
Ahhh... Je connais le château de Dracula. Je l' ai visité. Un peu ... lugubre ...
Bonne journée!
Gabriela


Séverine 07/02/2010 17:53


Il est vrai que les vampires ont connu un essor impressionnant ces derniers temps ! On ne parle plus que d'eux, c'est affolant ! Mais je dois avouer que
je suis moi-même fana de leurs histoires "mordantes" !

Amitiés,

- Séverine 


Sandrine 23/01/2010 10:55


J'émets des critiques sur TWILIGHT, certes...Ceci dit, paradoxalement j'ai franchement aimé et attends le 3 ème volet cinématographique avec impatience ! c'est pourquoi j'aurai aimé être une
petite souris pour assister entre autre à ce cours: du haut de mes 36 ans, j'aurai adhéré autant que tes élèves à la séance ! Oui, Je trouve franchement que tes cours sont très bien
construits, qu'ils touchent généralement des thèmes faisant partie de leur vie quotidienne, ou des thèmes universels, tout simplement....Je suis persuadée, que dans ce sens , turéussis à faire
aimer ta matière aux plus réticents !

bon, j'arrête là les compliments et retourne à mes propres préparations de cours...






MG 23/01/2010 00:15


La plupart de mes cours repose sur l'échange entre élèves et moi et entre eux surtout ! D'où la nécessité de mettre en place un questionnement très ouvert. Avec quelques questions seulement,
j'amène les élèves à exprimer leur opinion sur un sujet et à la faire évoluer, et ce durant une heure.
Je me donne pour mission de développer leur esprit critique à partir de documents relativement courts et de nature diverse. Chaque étude de document est également un prétexte pour travailler tantôt
la lecture, tantôt l'expression orale ou écrite... ici, l'extrait de Stocker me permet de sensibiliser les élèves au vocabulaire qui caractérise le personnage de Dracula. Autrement dit, c'est un
cours de grammaire sans la grammaire.
Je sais que les élèves apprécient, non la discipline, mais le soin que j'apporte à la mise en page des documents, à la projection de documents de qualité, en couleur ("y'a toujours des tableaux
dans vos cours Monsieur !", m'a dit aujourd'hui une élève lorsqe j'ai projeté la gravure montrant Vlad Tepes déjeunant au milieu d'empalés !)... En français comme en histoire, je m'applique de
manière à ce qu'ils puissent vivre une situation passée, présente, réelle, imaginaire...


MG 22/01/2010 23:47



Merci Sandrine pour ces précisions.
J'ai construit ce cours pour des élèves de 16 ans... qui connaissent et apprécient Twilight... J'aborde toujours, dans mes séances, des "choses" de leur vécu pour obtenir leur
adhésion...
La fiche professeur que je place sous les documents remis aux élèves détaille ma démarche, mes choix... elle est assez révélatrice du déroulement du cours.
Mes élèves savent où ils vont : ils formulent, grâce au lancement, une problématique qu'ils doivent résoudre en 50 minutes.



Sandrine 22/01/2010 23:23



“Sil y eut jamais au monde une histoire garantie et prouvée, c’est celle des vampires ; rien
n’y manque : rapports officiels, témoignages de personnes de qualité, de chirurgiens, de prêtres, de juges ; l’évidence est complète” (Jean-Jacques ROUSSEAU)


 L’apparence du vampire a évolué au fil des siècles, le buveur de sang assoiffé et solitaire s’intégre
maintenant dans la société, on peut le croiser dans les couloirs d’un lycée ou parmi une équipe de la CIA…. De Bram Stoker à Stefenie Meyer, les codes ont évolué



 En 1836, Théophile Gautier mêle vampirisme et onirisme dans « La Morte amoureuse ». A contrario,
Alexis Tolstoï revient aux origines folkloriques du vampire et à Arnold Paole avec sa nouvelle « Vampire » en 1841, puis « La Famille de Vourdalak » en 1847.


 Avec son roman, Stoker cristallise l'image d'un vampire qui y trouve une codification qui sera dès lors
suivie par la plupart des auteurs qui se pencheront après lui sur le mythe. Dracula est ainsi l'archétype même de l'aristocrate vampire, et la plupart des caractéristiques vampiriques telles que
la peur des crucifix et de l'ail y sont repertoriées. Stoker n'invente pas forcément, mais recense et exploite bon nombre d'idées puisées dans les différents mythes du vampire.

Certes le livre peu accuser quelques longueurs, certes la place de la femme dans a littérature victorienne n'est pas toujours des plus épanouie, mais il faut aussi replacer cet ouvrage dans son
contexte, et ne pas oublier que l'émancipation féminine n'était pas encore au goût du jour à l'époque.


 Vampirisme = Allégorie de l’acte sexuel ?


 Il semblerait quelque peu grotesque de revenir de nos jours au vampire déformé et sanguinaire : le
vampire tel que nous le percevons est indissociable du sentiment amoureux, dont il souligne le mélange subtil entre attraction et répulsion. Les plus célèbres histoires de vampires sont toutes,
nous l’avons vu, corsées d’un érotisme souvent subversif (Le Fanu, Stocker, Rice).


 L’explication est simple : de par ses caractéristiques, le vampire est un être profondément sexuel.
D’abord parce qu’il nous ressemble et peut être homme ou femme. Ensuite parce que, depuis Lord Ruthven, il tend même à correspondre à un certain idéal de beauté physique. Et surtout, son activité
principale, la succion avec pénétration des dents, est une allégorie à peine déguisée de l’acte sexuel. De même que l’extase de la victime est assimilable à l’orgasme…


 Depuis l’Antiquité, Eros (l’amour) et Thanatos (la mort) sont étroitement associés. Le vampire poursuit
cette correspondance en promettant l’extase contre l’anéantissement (la petite avant la grande mort !). L’interpénétration du sang de la victime et de celui de son agresseur équivaut à la
possession totale de l’autre, telle que nous la fantasmons. De plus, en hypnotisant sa victime, le vampire impose sa volonté et déculpabilise le sexe. C’est, selon les mots de James
Twitchell : « du sexe sans accouplement, du sexe sans responsabilité, du sexe sans culpabilité et sans amour… mieux encore : du sexe sans nom. »


 j'ai été très surprise de lire les raisons qui ont poussé Anne Rice d'écrire ses chroniques
multiples sur les vampires. La raison initiale qu'elle a évoquée ne tenait en rien sur des allégories de l'acte sexuel...


 La plupart de mes élèves (en fait FASCINEE par les vampires, j'avais fait une
séance basée sur une analyse du film de coppola, il y 2 ou 3 ans) pensent que le vampirisme est une allégorie de l'acte sexuel, il n'y a qu'à regarder certaines scènes de "Vampires"
(que je ne connais pas)ou de "Thirst" (série à laquelle je « n’accroche pas »)  pour en être convaincu...
Quant à "Twilight", qui est justement basé sur l'inverse, c'est-à-dire la frustration, le renoncement, il ne me semble pas, malgré son succès, représentatif du genre "film de vampire". Il s'agit
juste pour moi d'un film pour ados qui utilise le vampirisme comme toile de fond, mais pas comme constituant essentiel. Presque de façon anecdotique, quoi...


 
Espérant que tu aimes la lecture et que je n'ai pas été trop saoulante....je n'ai pas été brève...MAIS fallait que je mette mon grain de sel...je n'avais que ça à faire ce soir...(enfin
quoique... ;)

j'aimerai être une petite souris et assister à un de tes cours...curieuse de savoir comment tu les orchestres....