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Le sourire de Mona Lisa (Findley/Magritte)

Publié le par MG

Fiche professeur :

Il s'agit ici d'une évaluation sommative destinée à une classe de seconde professionnelle.


Objet d'étude : Des goûts et des couleurs, discutons-en.

Séquence 2 : La Joconde : du mystère au mythe

Problématique de la séquence : En quoi la connaissance d'une oeuvre et de sa réception aide-t-elle à former ses goûts ?


Objectifs de l'évaluation : vérifier le contenu des acquisitions et des apprentissages de la séquence (situer une production artistique dans son contexte, interpréter une production artistique contemporaine...).

Durée de l'évaluation : 1 heure.


Documents élèves :


MG  - 06 novembre 2009.


Voir aussi :
Une Joconde lubrique : L.H.O.O.Q. de Marcel Duchamp ;
-
La Joconde dans tous ses états.
- Une Joconde sans paraben.



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Saint-songe 07/11/2009 11:24


Je méconnaissais la version "Gainsbourg" ;
si je puis ajouter que les surréalistes ,de qui Magritte fut "banni" par le Pape lui-même, précisaient qu'il faisait choisir  ses titres aux quelques amis réunis à qui il leur
demandait de dire ce qui leur passait par la tête sans aucun rapport avec les thèmes de ladite peinture montrée, prenant ainsi la meilleure trouvaille  ou, mieux encore, en leur demandant
d'ouvrir au hasard le dictionnaire et de lui dire à voix haute le premier mot qu'ils lisaient, qui deviendrait ainsi le titre adopté ; d'autre part, il fut dit que c'est Léonard lui-même
qui se "glissa" en sa Mona, souriant lui-même à l'Eternité, puisque conscient que tout le monde s'interrogerait à son sujet (elle fut même volé du temps où on entrait au Louvre comme dans un musée
- empli ou non de Fantômes...) =     Le sujet prête encore à rire, vois-tu...) Bon week-end Lillois !
Nous essuyons des tempêtes et de sacrées rafales à décoiffer plus d'une Mona (qui ne sourirait plus !)
(PS : je ne bois que du chocolat chaud, après le café du matin... Le vin Maupassantien de l'après-midi..., que cette infusion aigre-douce !)


MG 06/11/2009 22:37


Bonsoir Nadège,

Il me faut d'abord préciser que cette évaluation sommative - c'est-à-dire une évaluation qui clôt une séquence, en l'occurence, ici, celle sur La Joconde : du mystère au mythe - n'a
pas encore eu lieu. Elle se déroulera après la séance d'écriture sur ta Mona Lisa sans paraben.

Maintenant revenons sur la toile de Magritte. Effectivement, sa Joconde se compose de tous les éléments récurrents de son oeuvre. Je complèterai ton commentaire en
citant Michel Butor : "Nous avons absolument besoin de titres pour identifier les tableaux dans nos conversations et recherches, mais il n'est nullement indispensable que l'artiste les ait
donnés par lui-même (...) Ce n'est pas Léonard de Vinci qui a donné au portrait de Mona Lisa son illustre surnom français de "Joconde", mais ce mot est pour nous tellement lié à cette oeuvre que
lorsque Magritte le reprend pour l'attribuer à l'une de ses toiles, le fameux sourire se dessine immédiatement à nos yeux sur son rideau de ciel à nuages de beau temps, nous en fait interpréter
différemment la découpure, attire notre attention sur la fente du grelot en bas à gauche." (Les Mots dans la peinture, 1969)


nadège 06/11/2009 22:11


Bonsoir M,
Voilà ce que Nicole Everaert-Desmedt a dit en parlant de René Magritte.
"Magritte croyait que le meilleur titre d'un tableau était encore le titre poétique, c'est-à-dire compatible avec l'émotion plus ou moins vive que nous éprouvons en regardant le tableau. Le titre
n'avait rien à nous apprendre, mais il devait nous surprendre."
Autrement dit Magritte reprend ses motifs récurrents (rideaux, ciels nuageux, boule scindée en deux) et lui accole un titre sans lien apparent avec le sujet peint. Malgré tout il semblerait qu'il
ne faisait pas les choses au hasard. Peut-être nous en diras-tu davantage.