Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Terminologie pédagogique et didactique

Publié le par MG

Ce petit lexique accompagné de méthodes est destiné aux jeunes enseignants qui préparent leurs premiers cours.


 

APPLICATIONS : mises en pratique de tous les ordres, qui visent à construire les compétences, à amener l’apprenant à assimiler des savoirs et des savoir-faire.

 

CAPACITES et COMPETENCES : notions très proches, parfois utilisées de façon indifférente. Toutefois, si la compétence qui associe un savoir et un savoir-faire met l’accent sur les contenus de savoir, la capacité met l’accent sur la qualité ou la quantité du « faire », sur le niveau d’exploit lié à une compétence (ex. : des élèves ont la compétence de réciter un texte de façon expressive, l’un n’a encore que la capacité de réciter des poèmes d’une vingtaine de vers, tandis qu’un autre a la capacité de retenir deux cents vers par jour).

 

EVALUATION : modes et moyens devant permettre de dire si les objectifs de la séquence sont bien acquis. L’évaluation s’appuie sur des productions d’élèves (orales, écrites). Toutefois, on distinguera à l’intérieur d’une séquence deux types de productions – intermédiaire et finale – et donc deux formes d’évaluation distinctes :

  • L’évaluation formative : production intermédiaire qui n’es pas systématiquement notée.
  • L’évaluation sommative : production finale dans laquelle on évalue l’ensemble des apprentissages menés au cours de la séquence et, dans la mesure du possible, critériée (on mesure, à l’intérieur de la note globale, la part de chaque apprentissage).

 

LECTURE CURSIVE : forme usuelle de la lecture. Elle se fait selon les besoins, la fantaisie, le gré de chacun, sans ordre ni rythme imposés, sans interruption autre l’humeur, la disponibilité ou l’intérêt du lecteur.


LECTURE DETAILLEE  ou LECTURE ANALYTIQUE : lecture qui se fonde sur une analyse construite avec méthode d’un extrait ou d’une œuvre courte. Elle amène l’apprenant à formuler des hypothèses que l’étude du texte permet d’infirmer ou de confirmer, dans un processus de construction du sens.


LECTURE DOCUMENTAIRE : lecture visant la recherche d’informations et de renseignements. Pour être efficace, elle doit savoir sélectionner les documents en fonction d’un but, et y chercher les informations précises.


LECTURE METHODIQUE : il convient de bien distinguer les différents moments d’une analyse méthodique :

- une première phase de lecture-découverte qui permet aux élèves de formuler des hypothèses de sens ;

- une seconde phase de relectures sélectives et organisées à partir d’une entrée privilégiée (par exemple : les champs lexicaux, les indices d’énonciation, le point de vue…) tient compte de la nature du texte. Ces repérages précis effectués dans le texte confirment les hypothèses de sens ou, éventuellement, les dépassent ou les infirment ;

- une ou deux phases de confrontation entre les lectures des élèves afin de produire une ou des significations.

Le professeur peut, à tout moment, attirer l’attentions des apprenants sur le repérage d’indices nouveaux.

Il s’agit donc de partir d’une première lecture intuitive des apprenants et de les amener à une lecture plus approfondie guidée par des outils d’analyse. Ces outils d’analyse sont mis en place de façon progressive. Cette lecture méthodique des textes n’est pas un exercice clos sur lui-même ou sur les textes. C’est l’apprentissage d’une démarche qui s’inscrit dans le temps. Ces approches des textes permet d’articuler lecture et activités d’écriture.

 

METHODE PEDAGOGIQUE : on distingue deux démarches pédagogiques complémentaires :

  • l’induction : du concret à l’abstrait : cheminement de l’observation à la réflexion et à la connaissance ;
  • la déduction : de l’abstrait au concret : application des connaissances pour résoudre un problème ou réaliser un objet.

SEQUENCE 1

 

OBJECTIF GENERAL : énoncé d’intention pédagogique décrivant en termes de capacités de l’apprenant l’un des résultats escomptés d’une séquence d’apprentissage (ex. : développer le goût de la lecture).


OBJECTIF SPECIFIQUE ou « OPERATIONNEL » : il est issu de la démultiplication d’un objectif général en terme de compétence précise, généralement exprimée en terme de comportement observable, et pouvant donner lieu aisément à l’expression de critères d’évaluation non équivoque (ex. : l’élève devra être capable de nommer et classer des documents).

 

PREREQUIS : ensemble des savoirs et des compétences nécessaires pour que les apprenants réussissent à atteindre les objectifs qui les concernent.

 

PROJET PEDAGOGIQUE : mise en œuvre du programme sur une année, dans une classe déterminée.

 

SAVOIR et SAVOIR-FAIRE : les contenus d’enseignement rassemblent des savoirs et des savoir-faire, les deux notions étant bien entendu étroitement liées, les savoir-faire impliquant la mise en œuvre de savoirs.

  • Les savoirs s’expriment en terme de concepts (précis) ou de notions (plus générales) abstraits, ils ne sont pas dissociables des objets concrets (en particulier les textes, les énoncés) dont ils sont issus par un effort d’abstraction (ex. : « genre littéraire » est une notion. La « fable », la « comédie » sont des concepts. Les textes fondateurs – La Bible, l’Enéide, les Métamorphoses – sont une forme concrète de savoirs de référence dans le domaine littéraire).
  • Les savoir-faire s’expriment en termes d’action, d’activité, mettant en œuvre des savoirs (ex. : productions d’écrits visant à convaincre ou à persuader).

 

SEQUENCE : ensemble de séances rapprochées visant, de façon cohérente l’acquisition d’un savoir et d’un savoir-faire (durée maximale : six semaines) ; mode d’organisation des activités qui rassemble des contenus d’ordre différent autour d’un même objectif sur un ensemble de plusieurs séances.

  • La notion de séquence, dont la cohérence est assurée par l’objectif visé est associée à la notion de décloisonnement : en français, l’étude technique de la langue (vocabulaire, grammaire, orthographe, stylistique), les lectures de textes (lecture expliquée, analytique ou cursive), l’expression (orale, écrite) interfèrent. L’étude de la grammaire faite pour la grammaire n’a pas lieu : celle-ci est donc contextualisée.
  • La séquence se construit dans une série de va-et-vient variés entre les activités de réception (lecture et/ou écoute de textes) et les activités de production (expression orale et/ou écrite permettant l’appropriation par les élèves des procédés observés ou des notion analysée dans les textes).

SEQUENCE 2

SEQUENCE 3

 

SEQUENCE 4

 

 

MG - 11 juillet 2012.

 

 

Lire aussi :

-  L'acte d'enseigner.

Commenter cet article