MG

MORRISONLeader charismatique et embématique du groupe The Doors, rockstar et sex symbol, James Douglas Morrison était avant tout un immense poète. Cependant, il ne publia de son vivant - et à compte d'auteur ! - qu'un unique recueil, The Lords and The New Creatures, rassemblant une partie de ses nombreuses notes rédigées depuis l'époque où il étudiait le cinéma à l'UCLA. Aphorismes, remarques en tous genres, poèmes plus ou moins longs, le reste des écrits de Morrison demeurera épars jusqu'à sa mort en 1971 à Paris. Aucune critique ne salua vraiment de son vivant l'originalité et la modernité de sa plume que l'on pouvait pourtant percevoir au travers des textes qui soutenaient la musique des Doors.  

Jeux sur la polysémie des mots, sur la prosodie et les sonorités intérieures, dislocation de toute métrique, subtilités des références, richesse des symboles de l'American way of life, réactivation de mythes anciens, inspiration philosophique, engagement pacifiste, allusions à la culture améridienne... l'univers poétique de Jim Morrison est à la fois, dans son contenu et son apparence, dense et éclaté, complexe et protéiforme. C'est peut-être la raison pour laquelle son oeuvre est passé si longtemps inaperçu. En 1991, la sortie du film d'Oliver Stone, The Doors, qui retrace la biographie de Morrison, suscita une (re)découverte de la musique du groupe et de l'écriture de celui qui se définissait comme le Lézard-Roi...

MG. 22 avril 2009.


the graveyard, the tombstone,
the gloomstone & runestone
The sand & the moon, mating
deep in the Western night
waiting for the escape
of one of our gang
The hangman's noose is a
silver bait
come-on man
your meat is hanging
on the wing of the raven
man's bird, poet's soul

J. Morrison, Dry Water, 1971.


Awake
shake dreams from your hair
My pretty child, my sweet one.
Choose the day and choose the sign of your day
The day's divinity
First thing you see.

Come, for all the world lies hushed and fallen
Greeen ships dangle on the surface of ocean
And skybird glide smugly along the planes
Gaunt crippled houses strangle the cliff
In the cities a hum of life starting,
                                   Now come.

J. Morrison, Far Arden, 1970


La plupart des écrits de Morrison sont aujourd'hui traduits en français. Mais, on gagne à les lire anglais, pour peu que l'on s'intéresse aux subtilités formelles, sonores et visuelles.






Pour en savoir plus sur la vie et l'oeuvre de Jim Morrison, j'invite le lecteur à consulter l'article sur Wikipédia Jim Morrison
Sam 26 déc 2009 34 commentaires
Wouais The Doors!
Ils n'ont pas tort... People are strange...
Marie - le 05/04/2009 à 16h47
salut gamin

jamais tu donne de news??????

comment tu vas??? prof de language

moi bien enfin presque :AMIENSSSSSSSSSSSSSS!!!!!!!!


Mais bon tu vas bien la famille aussi??

au fait:toi le pro des liaisons dangeureuses (vu la femme que tu as!!! LOL) tu peu me faire un resumé du livre pour mon fils????


merki monsieur le MAXI SUPER HYPER PROF



bizzzz freUd

 
ZE freUd poulain - le 09/04/2009 à 21h22
Bonsoir Fred,
Merci de ta visite trash...
Ton fils ne connaît pas internet ? Il peut trouver la trame des Liaisons dangereuses sur Wikipédia que voici :
"La marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont, qui furent amants par le passé, se jouent de la société pudibonde et privilégiée dans laquelle ils vivent. Se livrant à la débauche, ils ne cessent, tout au long du livre, de se narrer leurs exploits au travers des lettres qu’ils s’envoient et qui constituent le corps de l’intrigue. Mais, pour rivaux qu’ils soient, ils n’en sont pas pour autant à égalité. Le vicomte de Valmont est un homme et, à ce titre, il peut être le libertin flamboyant qu’il est, au grand jour et sans retenue. Les lettres qu’il écrit à la marquise de Merteuil ne sont que le récit de ses aventures.

Il n’en va pas de même pour cette dernière. Si elle se doit de rivaliser avec le vicomte sur le terrain des aventures d’alcôve, la marquise de Merteuil, de plus, est contrainte à la dissimulation. Son statut social (elle est marquise), matrimonial (elle est veuve) et son sexe (elle est une femme dans un monde dominé par les hommes) l’obligent à la duplicité et au machiavélisme. Si le vicomte use aussi de ces armes, ce n’est que pour séduire puis pour perdre, en les déshonorant, les femmes dont il fait la conquête. Il ne fait que courir sur une pente naturelle qui ne transgresse que la morale de son époque.

Pour être son égale, la marquise de Merteuil doit, en plus, réussir à s’extraire du rôle qui lui est dévolu. Toute la force du roman réside dans la double narration de ces deux intrigues entremêlées. Le récit de leurs aventures libertines respectives, de leurs stratégies et de leurs péripéties mais aussi le combat qu’ils se livrent l’un contre l’autre. Un combat qui apparaîtra tout d’abord comme un jeu de séduction pour ensuite se transformer en rivalité destructrice. Au final, les deux combattants se prendront mutuellement ce qu’ils ont de plus précieux. Le vicomte mourra en duel après avoir succombé à l’amour de madame de Tourvel dont il aura pourtant causé la perte. Le brillant libertin agonisera en amoureux désespéré d’avoir détruit celle qu’il aimait. La marquise de Merteuil perdra la réputation, que toute sa vie elle s’était attachée à préserver, et sa féminité qu’une petite vérole flétrira en la défigurant."

Pourquoi ne lit-il pas l'oeuvre ?

A bientôt.
MG

Michaël GRABARCZYK - le 09/04/2009 à 21h39
Bienvenue dans la communauté "pensées d'ailleurs"
Jer - le 09/04/2009 à 22h11
Bonjour l'ami, comme tu te fais discret en ce moment je viens prendre de tes nouvelles. Comment vas-tu, tu travailles, tu te promènes ou tu boudes peut-être. J'ai découvert l'autre fois les colères d'Arman que tu évoquais, je ne connaissaient pas, j'ai trouvé le rapprochement très intéressant.
Bon week-end prolongé à toi.
. - le 12/04/2009 à 16h35
Bonjour,
Tu pourrais mettre un identifiant à ton message... Si je suis discret en ce moment, c'est tout simplement parce que j'ai beaucoup de travail... Les vacances d'avril seront également très studieuses.
Je ne publie pas mais je lis quand même ce que les autres diffusent dans la communauté.
A bientôt.
MG
Michaël GRABARCZYK - le 12/04/2009 à 19h36
bonjour,merci pour ton passage sur mon blog. Justement, les écrits du blog ne sont pas de moi, d'où le nom "écrits d'ailleurs", c'est un partage avec les lecteurs. Amicalement.
Nisaba - le 14/04/2009 à 15h21
Bonjour,

je suis toujours étonné quand j'écoute les Doors... ce n'est pas une musique originale, les paroles sont banales et pourtant il y a la magie d'une présence...

Toujours étonné aussi de la chute de Morisson... entre cette image de lui au temps de sa splendeur et celle épouvantable à Paris juste avant sa mort... un vertige...

Bien sur qu'on pense aux poetes maudits, à Rimbaud...à Lautréamont... et que nous aurons toujours besoin de ces poetes qui passent de l'autre coté...

Emu aussi, profondement ému aussi quand je passe au Père Lachaise, devant sa tombe...

Merci pour ce voyage le temps d'une chanson et très bonne soirée

Last Irokoi
lastirokoi - le 14/04/2009 à 19h30
Permettez de remettre en cause votre jugement. Le mélange stylistique de la musique des Doors est justement très original pour l'époque... et, la richesse des textes de Morrison ne réside pas seulement dans leur contenu - quoique les relectures des textes anciens soient assez intéressantes - mais davantage sur les jeux de mots, la polysémie et les sonorités intérieures. J'ai toujours lu Morrison comme l'un des plus grands poètes américains. Et ce n'est seulement aujourd'hui qu'on s'accorde à voir en lui un poète.
On a dit tant de choses sur lui. De la rockstar glamour du début de sa carrière à l'auteur incompris à la longue barbe de 1970-1971, Jim Morrison, à l'inverse de Rimbaud, souhaitait consacrer tout son temps à l'écriture.
MG
Michaël GRABARCZYK - le 14/04/2009 à 21h04
Bonjour Michaël!
Toujours autant de boulot?!
Courage, c'est bientôt le week-end! =)
A bientôt!
Marie - le 17/04/2009 à 18h04