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De la traite négrière occidentale en général, française en particulier

Publié le par MG

A l'heure des commémorations et devoirs de mémoire, la plus importante et la plus longue des déportations d'hommes demeure encore aujourd'hui une page d'histoire entièrement méconnue du grand public. D'abord, parce que les recherches scientifiques sur le sujet sont récentes et peu synthétiques. Ensuite, parce qu'en dépit des études réalisées, les lieux communs perdurent dans les représentations. Enfin, parce que cette question de la traite négrière est vaste : elle a effectivement concerné tous les continents de l'Antiquité à l'aube du XXe siècle.

Il faut donc garder en mémoire l'idée que cet "infâme trafic" - comme on le désignait déjà au XVIIIe siècle - ne se limitait pas au commerce entre quelques puissances européennes et certaines tribus africaines. Les musulmans le pratiquaient depuis la fin du VIIe siècle. Cette traite orientale prit d'ailleurs davantage d'ampleur que celle dite "atlantique" ou "occidentale". A l'intérieur du continent africain, les chefs de guerre et les élites locales recouraient également à la déportation et à l'esclavage de populations vaincues afin de consolider leur pouvoir. La traite négrière française, qui va nous occuper ici, se développa en réalité à partir de celles transsaharienne et orientale. Elle répondait à des objectifs spéculatifs et aux besoins d'une main d'oeuvre sans cesse croissante dans les colonies outre-Atlantique nouvellement constituées.


 Convoi de captifs, Afrique centrale, 1870. Source : Documentation Photographique n° 8032.


Du temps où la France colonisait le monde, les sites de traites négrières s'échelonnaient sur près de 3500 kilomètres de côtes occidentales de l'Afrique. Ces sites se développaient là où la stabilité politique existait et offraient aux Français, comme aux Européens, la marchandise qu'ils souhaitaient tant et toujours plus. Les négriers pratiquaient ainsi le cabotage depuis le golfe de Guinée jusqu'au Cap de Bonne-Espérance, en passant par la Côte de l'or, la Côte d'Ivoire puis celle l'Angola, à la recherche d'une marchandise humaine toujours de meileure qualité.

A partir du XVIIe siècle, l'économie de plantation de tabac, de café puis de canne à sucre, qui se mettait en place notamment dans les Antilles, justifiait cette traite. Dans les années 1720, le gouvernement décida donc d'en fixer les règles. A cette époque, Nantes s'affirmait déjà comme la capitale de la traite négrière française et les années 1730-1740 marquèrent l'apogée de cet "infâme trafic".

La traite négrière était, en majeure partie, liée au commerce triangulaire. A Nantes, La Rochelle ou Bordeaux, les spéculateurs chargeaient le navire négrier - navire marchand aménagé pour pouvoir contenir des esclaves depuis l'Afrique vers les Antilles - de pacotilles. Sous l'Ancien Régime ce terme désignait un "paquet", un ensemble de produits variés qui, contrairement à ce que l'on s'imagine aujourd'hui, représentaient une forte valeur. Ces marchandises dépendaient de la demande locale africaine : des comestibles tels que du vin et des spiritueux voisinaient avec de belles porcelaines, des armes blanches et à feu, des textiles ouvragés, des articles de fantaisie et de parure... Certains de ces produits étaient destinés à l'usage quotidien des Africains ; d'autres, de luxe, servaient à consolider les pouvoirs en place. Il ne s'agissait donc pas de duperie commerciale mais d'affaire sans grande considération morale. La cargaison représentait souvent près de 70 % de la valeur du navire.

Du capitaine du navire dépendait la transaction. Il lui fallait écouler au meilleur prix ce qu'il transportait. Compte tenu du fait que ces "pacotilles" étaient échangées contre des esclaves, le capitaine devait acheter des individus parmi les meilleures ethnies, parmi les personnes les plus robustes. Malheureusement, ces captifs provenaient de diverses régions d'Afrique. Ce premier voyage à l'intérieur du continent les affectaient déjà psychologiquement et physiquement. De plus, "les négriers français se trouvaient en position d'infériorité par rapport aux vendeurs africains : d'une part à cause de la concurrence à laquelle se livraient les nations européennes (...) mais aussi parce que plus le séjour en Afrique était long, plus l'expédition devenait coûteuse, et la mortalité parmi les marins importante." (O. Pétré-Grenouilleau) Il appartenait donc au capitaine de bien jauger ce qu'il achetait.

Arrivé à destination, le bâtiment français mouillait l'ancre pour entrer en traite. Les positions n'étaient pas toujours d'emblée encourageantes. Les courtiers africains analysaient puis opéraient un tri entre les différentes marchandises européennes. Après plusieurs jours de longues conversations nécessaires pour le versement des "coutumes" - entendons ici des cadeaux -, les tractations pouvaient commencer. Les marins s'occupaient de décharger la cargaison tandis que les "nègres" constataient trop souvent l'état de délabrement des marchandises. Les aliments avariés, les armes rouillées ou les porcelaines brisées au cours de la traversée prolongeaient indubitablement les négociations. Soucieux de l'état de fatigue et de lassitude de ses hommes, le capitaine décidait, dans bien des cas, d'accélérer la traite en surpayant les captifs noirs qu'il désirait acquérir.

D'une manière générale, le "paquet" de marchandises correspondait à l'achat d'un esclave. Cette acquisition se déroulait par petits lots, en moyenne cinq par jour. Le commerce durait ainsi plusieurs mois. A la fin du XVIIIe siècle, le prix de l'esclave de la traite atlantique en Afrique augmenta de façon considérable en raison d'une forte demande de main d'oeuvre à l'issue des guerres qui opposaient les puissances européennes, en l'occurence la France et l'Angleterre. Ces différents politiques nécessitaient, pour les négriers, des escales encore plus nombreuses sur les côtes africaines et des transactions toujours plus difficiles.

Une fois les achats de captifs noirs réalisés, le capitaine négrier pouvait poursuivre sa mission outre-Atlantique en acheminant sa cargaison de "bois d'ébène" vers les Antilles. Les bâtiments n'étant pas spécialisés pour ce type de trafic, il fallait donc les aménager pour pouvoir contenir des captifs. C'est dans l'entrepont - espace entre la cale et le pont supérieur du navire - que se trouvait le parc à esclaves. Dans cet espace haut d'un mètre quarante en moyenne, les hommes séparés des femmes et des enfants occupaient l'avant. Bien que brimés et violentés par les membres de l'équipage, les esclaves représentaient une marchandise précieuse et coûteuse. Le capitaine craignait la révolte, les épidémies et tout ce qui pouvait compromettre l'arrivée à bon port de sa cargaison. Des spécialistes, tels des chirurgiens chargés de sélectionner et de marquer les esclaves, participaient aux voyages.

A bord de ces navires négriers, le taux d'entassement atteignaient des chiffres records. A la veille de la Révolution française, ils pouvaient transporter jusqu'à 400 esclaves. Les conditions météorologiques rendaient souvent la vie atroce sur ces bateaux : le manque de vent ralentissait la traversée et risquait de menacer la survie déjà difficile de la cargaison et de l'équipage ; les intempéries obligeaient les esclaves à rester enfermés dans l'entrepont où l'air devenait rapidement irrespirable. Le taux de mortalité tournait en moyenne autour de 15 % avec des variations en fontion de la météo et de la condition physique et sanitaire des esclaves. Les marins couraient également des risques, notamment de maladies en Afrique.

Arrivés aux Antilles, les esclaves étaient "rafraîchis". Mieux nourris, lavés et reposés afin de présenter un meilleur état physique, ils étaient ensuite exposés à la vente. Celle-ci se faisait par lots. Les ventes se déroulaient de gré à gré entre le capitaine et les colons ou lors des enchères. D'une manière générale, les colons achetaient rarement au comptant : ils procédaient soit par lettre de change, soit à crédit. Enfin, commençaient les achats de produits tropicaux destinés aux Européens.


Une histoire quantitative de la traite existe depuis les années 1970. Aujourd'hui, on pense que onze à treize millions d'Africains auraient été déportés entre le XVIe et le milieu du XIXe siècle. Ces chiffres ne concernent évidemment que la traite occidentale ; dix-sept millions l'auraient été par les traites orientales et quatorze millions auraient été mis en esclavage par les traites internes au continent africain. "Au total donc, plus de quarante millions d'individus, hommes, femmes et enfants ont été arrachés à leur lieu de vie, privés de leur liberté et de leur dignité, transformés en marchandises." (Editorial, Documentation Photographique n°8032)

En ce qui concerne la traite négrière occidentale, on distingue cependant trois périodes : du début du XVIe siècle à 1670, un million d'Africains auraient été déportés vers les colonies européennes ; de 1670 à 1800, entre six et huit millions et de 1800 à 1850, trois milions et demi. L'Angleterre, la France, le Portugal et les Provinces-Unies furent les plus gros tranporteurs d'esclaves. Si au XVIIIe siècle il y eut  3317 expéditions françaises menées à bien, le port de Nantes en assura plus de 1400, soit 42 % de la traite négrière française ; le port de la Rochelle en organisa 427 et ceux du Havre et de Bordeaux, moins de 400.

En France, le système de l'exclusif mis en place sous le règne de Louis XIV, qui consistait à réserver à la métropole l'exclusivité du commerce avec les colonies et, par conséquent, à interdire aux colons tout négoce avec quelconque puissance étrangère, lanca la traite. Le cadre réglementaire y était favorable : primes octroyées jusqu'en 1793 en fonction du nombre d'esclaves introduits dans certaines colonies et essor de l'économie de plantation. En période de guerre, comme ce fut le cas durant la guerre de Sept ans (1756-1763) ou durant celle de l'Indépendance américaine (1775-1783)
, la traite cessait complètement. Mais après les trêves, la demande était si forte que le prix des esclaves s'envolait.

La troisième phase de la traite négrière occidentale correspondit à un déclin général. La traite devint au XIXe siècle illégale dans les pays européens. En réalité, ce reflux commença un peu avant le XIXe siècle. En France, la traite fut interdite en 1815 et disparut vers 1830 suite aux répressions financières et pénales. De plus, l'emprire colonial français s'émiettait. Toutefois, le système de la traite occidentale résistait encore compte tenu du fait que l'Afrique représentait toujours un réservoir d'esclaves et que de nouvelles économies de plantation voyaient le jour, notamment à Cuba et au Brésil.

On pense toujours que la traite était une activté commerciale lucrative. En réalité, sa rentabilité variait considérablement : les taux de profit de la traite pouvaient afficher des chiffres records ou être très négatifs. "En moyenne, les profits étaient à Nantes de l'ordre de 4 à 6 %. Ils n'ont pas dépassé 10 % pour la traite anglaise, qui était la plus profitable de toutes les traites européennes" (O. Pétré-Grenouilleau). La traite se caractérisait donc comme le commerce d'un capitalisme aventureux. Toutefois, les spéculateurs qui engageaient leur capital pouvaient limiter les risques grâce aux assurances que mettaient en place les négociants ou en diversifiant leurs placements dans un grand nombre de trafics.

Au XVIIIe siècle, armer un navire négrier coûtait toujours plus cher. A cette époque, la taille des bâtiments augmentait considérablement. De plus, les négociants souhaitaient réaliser leur profit en une seule fois. Dans les années 1780, l'armement d'un navire représentait 200 à 300000 livres tournois, soit le prix d'un petit hôtel particulier à Paris. Les négociants et leur famille, les parlementaires, les officiers et les aristocrates qui investissaient dans ce type de commerce, achetaient des parts. L'armateur était celui qui détenait la plus grosse part des investissements. 

Les négociants négriers qui s'enrichissaient formaient, avec le temps, de véritables dynasties marchandes. A Nantes, les grandes fortunes se constituèrent dès le milieu du XVIIIe siècle et notamment entre 1750 et 1789. Il existait bien une extrême concentration des principales familles qui oeuvraient à l'armement des navires négriers : vingt-deux familles réalisaient à cette période près de 25 % de l'armement. Les profits réalisés étaient réinvestis dans l'immobilier urbain comme rural.

Dans l'ensemble, le commerce de la traite négrière ne contribua pas vraiment au développement économique de la France. Néanmoins il permit, à l'échelle locale ou régionale, l'investissement dans certaines manufactures. A Nantes par exemple, la traite s'étala sur cent cinquante ans et engendra de grosses fortunes qui constituèrent, dès le milieu du XIXe siècle, l'élite de la ville. Toutefois, ces familles n'investissaient guère massivement dans l'industrie et s'intéressèrent davantage à l'acquisition de terres, de banques, d'assurances et à la construction navale. C'est pourquoi il serait erroné de croire que la traite négrière joua un rôle déterminant au démarrage de la révolution industrielle en France comme ailleurs.


"Si j'avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais : les peuples d'Europe ayant exterminé ceux de l'Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l'Afrique, pour s'en servir à défricher tant de terres..." La référence au commerce triangulaire, au commerce du "bois d'ébène" est ici manifeste mais utile à Montesquieu pour prendre parti contre l'esclavage. Bâti avec des antiphrases et des raisonnements par l'absurde, ce pamphlet publié dans De l'Esprit des lois (XV, 5) s'inscrivait dans le contexte des Lumières et de l'instauration des droits de l'Homme et participait au mouvement abolitionniste de l'esclavage et de la traite, qui s'attachait à convaincre la société du XVIIIe siècle de l'humanité du Noir.

Cependant, en mettant en valeur l'absence de rentabilité de la traite pour les nations européennes et en insistant sur les bienfaits qu'apporterait l'essor d'un "commerce légitime" avec l'Afrique, les abolitionnistes développèrent des arguments que reprirent un siècle plus tard les Européens pour légitimer la colonisation du continent noir.



Cet effort de synthèse n'aurait jamais pu voir le jour sans les précieuses informations recueillies et dispensées par Anne Inglebert, professeure agrégée d'histoire et formatrice à l'IUFM de Lille, ni sans la publication dans la Documentation Photographique du dossier n° 8032 "Les traites négrières" rédigé par Olivier Pétré-Grenouilleau, professeur des Universités (USB-Lorient ; Institut Universitaire de France, Paris). Qu'ils trouvent ici tous deux ma profonde gratitude.

M.G.  08 décembre 2008.

 

 

Lire aussi :

-  La traite négrière arabo-musulmane, un génocide occulté pratiqué au nom d'Allah ;

-  Le premier empire colonial français (XVIe-XVIIIe siècle) ;

-  Vivre et travailler dans une plantation antillaise au XVIIIe siècle ;

- Nantes et le commerce triangulaire.


 

 



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Michaël GRABARCZYK 06/01/2009 18:57

Bonsoir Samia, J'ai déjà répondu à cette question... Avant Christophe Colomb, les Antilles étaient peuplées par différentes tribus indiennes (le mot "indien" est une invention européenne) dont le mode de vie s'apparente à celui des hommes du Néolithique. Ces Amérindiens sont connus sous la dénomination d'Arawak, de Karibs, de Tupi ou de Gê.En ce qui concerne ton second commentaire relatif à la vérité historique d'un fait, je te répondrai en te rappelant que l'Histoire est une science humaine qui s'appuie sur une multitude de témoignages et sur une analyse scientifique de données. L'article que j'ai publié sur cette page se fonde sur des recherches sérieuses d'universitaires... Quant à choisir entre les propos d'un seul individu et ce qu'une majorité de chercheurs affirment, l'évidence s'impose !MG

Samia Nasr 06/01/2009 00:38

J'ai lu une question, où est la réponse, je voudrais bien la savoir.Petite question bête:Lorsque que les colons Français sont arrivés pour coloniser les Antilles, qui étaient les habitants vivant sur ces îles ?

Samia Nasr 06/01/2009 00:33

Bonsoir MICHAEL, je passe te souhaiter une bonne nuit, je rediendrais pour lire tes derniers articles, il fait tard maintenant, j'avoue en lisant ta réponse tout ce que je sais que l'histoire racontée quelque soit sur les peuples ou sur une pierre, n'est pas toujours la vraie, quand je suis allée la dernièr fois dans le sahara, j'ai entendu un veil homme dire que pendant l'occupation française, ils ont pris les trésors de la terre, et ils sont partis en disant que rien n'a été trouvé dans ses terre de sahara...on sait plus croire qui, je n'ai pas oublié le regard de cet homme dans une épicerie pour acheter des piles pour mon appareil photo, et chaque fois, j'entends la même histoire quand je suis dans un endroit historique et discutant avec les gens mais le passé n'est qu'un passé et les gens oublient le passé.Bonne nuit

GRABARCZYK 11/12/2008 00:33

Bonsoir Samia,
Mon propos porte sur la traite, c'est-à-dire le trafic d'esclaves. Contrairement aux idées reçues, la traite occidentale rapporta en-deça de ce qu'espéraient obtenir ceux qui investissaient dans ce type de commerce. Les chiffres avancés portent sur une longue période et représentent une moyenne. Dans l'ensemble, on peut affirmer que la traite occidentale était coûteuse pour les pays européens. C'est d'ailleurs un des arguments des abolitionnistes. La traite occidentale s'appuie sur l'esclavage déjà existant en Afrique. Je n'ai pas écrit ce texte pour défendre ou critiquer l'esclavage. Je me suis appuyé sur un fait historique (l'esclavage) que les Européens ont repris à leur compte pour exploiter leurs colonies.Le recul nous permet de mieux comprendre un évènement. Il faut aussi savoir nuancer et relativiser les choses par rapport à un contexte donné. Tu évoques le Maroc. Celui-ci devient un protectorat français en 1912 (quelques territoires au nord et au sud restent sous contrôle espagnol et Tanger, une zone internationale). De 1912 à 1925, ce protectorat est dirigé par le Résident général Lyautey, qui respectera la souveraineté du Sultan et les pratiques culturelles des Marocains (à ce propos, si les mosquées sont toujours interdites aux non musulmans au Maroc, c'est à Lyautey que les musulmans le doivent)... Lyautey voulait épargner aux Marocains ce que les Français faisaient subir aux Algériens à la même époque. Quant à Savorgnan de Brazza, explorateur du Congo et fondateur de Brazzaville, il fut un civilisateur plein de bons sentiments avant de découvrir sur le tard l'enfer de la colonisation. Mon propos est neutre et se situe au-delà d'une opinion subjective qui se limiterait à "ça c'est bien, ça c'est pas bien". Encore une fois, j'insiste il faut savoir tenir compte d'un contexte qui n'est plus le nôtre et de comprendre pourquoi les faits se sont produits de cette façon et non d'une autre.MG

nasr 10/12/2008 20:35

Bonsoir Michaël, D'après ton analyse de la traite négrière, le commerce des négres ou noirs n'était pas lucratif, un seul être noir exploité dans une maison d'un blanc chaque minute, chaque heure, chaque jour pour servir le blanc est une affaire rentable pour ceux qui exploitent les hommes alors qu'ils ont les même droits qu'eux, l'homme blanc promet comme dit l'indien, et rompt tous ses promesses. la France s'est établit en 1902 au Maroc pour consolider ses possessions en Afrique, l'Europe entière, en 1914 la France était une puissance africaine, car elle n'a fait qu'exploiter l'afrique de sa richesse, et ses habitants, le Maroc, L'Algérie, MADAGASCAR, la vallée du Chari...En 1904, Savorgnan de Brazza donna à la France le Congo... l' avidité des européens pour les sources et richesses des pays africains ne les ont pas arrété à soumettre les pays africains... à notre époque on oublie le passé, mais l'histoire laisse toujours des traces amères, désormais les choses se répétent mais sur d'autres formes, on parle des droits universels pour l'être humain ??? mais les choses ne se sont pas améliorées pour les hommes et les pays pauvres, à notre siécle, la sauvagerie, l'esclavage est en retour et la barbarie que ça soit en EUROPE, en AMERIQUE, en AFRIQUE, Dans les pays arbes-musulmans...le mal continueBonne nuit.Samia

nadege 08/12/2008 08:58

Je te remercie de ta réponse.

GRABARCZYK 08/12/2008 00:15

Les Amériques constitent un ancien lieu de colonisation. En Amérique du Sud, les Espagnols s'imposèrent très largement du Mexique à la Terre de Feu, à l'exception du Brésil, qui était une colonie portugaise. La France profita de l'affaiblissement de la puissance navale espagnole vers 1620-1630 pour entreprendre la colonisation de certaines îles des Caraïbes. Cette conquête se fit également à l'encontre des Indiens. Les contrebandiers (corsaires, flibustiers...) fortement présents aux Caraïbes, pratiquaient la guerre de course. Certains d'entre eux obtinrent l'autorisation royale de fonder des colonies sur l'île de aint-Christophe par exemple en 1625. Des colons français s'accaparèrent d'autres îles : la Guadeloupe et la Martinique en 1635 et 1637 pui Saint-Barthélémy, Marie-Galante, les Saintes et Saint-Martin en 1640. Cet ensemble constituait le premier domaine colonial français dans les Antilles. L'île de Saint-Domingue appartenait à l'origine à l'Espagne, qui décida de l'abandonner en 1605. Les installations françaises allaient ainsi se multiplier dans cette île qui devint une colonie en 1660. Si dans les Antilles les Français eurent peu à lutter contre les Espagnols, ils durent s'affirmer face aux Indiens (c'est ainsi qu'on nommait les autochtones !) et aux Anglais.MG

nadege 07/12/2008 23:52

Petite question bête:Lorsque que les colons Français sont arrivés pour coloniser les Antilles, qui étaient les habitants vivant sur ces îles ?